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novembre 22, 2005

Commentaires

Azure Te

Ooooooh, dommage : tu conclus hâtivement, et en retirant ce que tu dis, sur la seule question intéressante. Il est vrai qu'une question intéressante, c'est en soi de la provoc...

Azure Te

PS : bien sûr, pour le reste, ces absurdités, je partage ton exaspération, ce n'est pas ce que je voulais dire. Mais c'est tellement lamentable...

Marc

"parceque les scandinaves qui avaient mieux ils ont compris que pour continuer fallait faire des réformes qu'ils ont faites et ça a bien marché " : tombe malade en Suède, après on en reparlera.

Sakakini Pacha

Sur le dernier point (manifestement pas le principal de ce post, hein, je sais que c'est botter en touche...) :
Viens de finir "Je sors ce soir", une oeuvre de "l'avant". De l'avant-célébrité, de l'avant achat de ticket pour son propre pestacle. Alors écrivain, oui. Sentiment d'une grande virtuosité, capacité à tenir un roman sur une seule soirée en boîte où il ne se passe rien sinon un léger hole (représenté par des pages de plus en plus vides, puis blanches, puis de nouveau pleines), à reconstituer une atmosphère, des conversations avec focalisation interne unique sur le narrateur, à inventer des nouveaux procédés typographiques d'inclusion du dialogue, et à pré-inventer l'écriture du "blog du moi" (à la Phil, par exemple, pour prendre un exemple très réussi), cinq ans avant (1997), mais en tenant sur la durée romanesque, tout de force autrement plus complexe que le post que nous pratiquons, exigeant une planification, une capacité à donner l'impression que c'est du sans couture d'une seule traite alors que ça prend en réalité trois mois à écrire.
Par contre, absence totale d'émotion communiquée. Même si beaucoup de lecteurs y sentiront un "ah oui, je connais ça", aucun coeur ne bat. C'est en cela qu'on retrouve, finalement, ton interrogation première sur l'identité de la France, sur le "pourquoi ça, ici, chez nous" : ce livre est celui d'un ténor vocalisant sans mélodie.
Les grèves : un seul élément qui me trouble toujours à prendre en considération : ces gens ne seront pas payés. Prend-on le risque de ne pas pouvoir payer les traites de son pavillon, le cadeau de noël de la petite pour rien ? Sans doute. Je veux simplement dire qu'il y a une peur authentique, pas seulement une posture. Qu'elle soit infondée est un autre débat. Que l'individu soit le perdant de l'histoire, d'une nécessaire adaptation aussi.

Phil

@ tous :

- according to me :

a) Ne vous inquiétez pas pour les grévistes : ils seront effectivement bien payé au final, il y a toujours des négociations un peu discrètes sur ce point et on lache toujours, donc... bossez braves gens !

b) Dustan était un écrivain. (Rémès, c'est moins sur, et moi c'est sur que non, merci Saka, ça fait toujours plaisir !) La question est de savoir si c'est un bon écrivain ? Edern Hallier était-il un écrivain ou un polémiste ? Sagan écrivait bien, mais Duras et Yourcenar sont des écrivains...

darkbear88

c'est plus facile de prendre ces risques quand t'as les primes de fin d'année qui arrivent, les arbres de noël (je sais pas si vous avez déjà vu le programme des comités d'entreprises du service public genre RATP, EDF...) Donc ta remarque marche bien pour le privé où y a pas de filet de sécurité, jamais. Et les traites du pavillon, comment il a eu son prêt le fonctionnaire ? Passque la banque ne prête qu'aux riches...et aux fonctionnaires.Essaie d'emprunter dans une banque quand ca fait deux ans que t'es en CDD.

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